Indépendamment de leur beauté, les plantes hâtives ont cela de particulier qu’elles sont généralement les plus appréciées. Elles symbolisent en effet la fin de l’hiver et sont la preuve irréfutable que les beaux jours sont devant nous. Sur ce blog, elles sont aussi les plus photographiées puisqu’à cette période de l’année, les floraisons étant encore rares au jardin, je peux leur consacrer toute mon attention…
Ainsi, malgré le froid que nous avons eu ces dernières semaines et la sécheresse qui commence à être problématique ici en Lozère, Crocus flavus ssp. flavus est fidèle au rendez-vous.

Crocus flavus ssp. flavus
Galanthus elwesii. Bien qu’elles furent plantées très tardivement, et malgré une terre carencée en eau, ces plantes fleurissent. Leur touffe va s’étoffer au fil des ans. Cette amaryllidacée est native de Turquie et des Balkans. On l’appelle parfois « perce-neige géant ».

Galanthus elwesii
Le début du mois de mars voit généralement s’épanouir les sélections d’Iris reticulata. Bien qu’elles ne nécessitent littéralement aucun soin, ces petites bulbeuses refleurissent avec une régularité exemplaire !

Iris reticulata ‘Katharine Hodgkin'

Délicatement parfumé, Iris reticulata ‘Clairette’

Iris reticulata ‘Gordon’
Le commentaire ci-dessus s’applique également aux petits Crocus issus de l’espèce Crocus chrysanthus.

Crocus chrysanthus ‘Romance’

Crocus chrysanthus ‘Blue Pearl’
Les tulipes sont plutôt en retard cette année. Est-ce les conséquences de la sécheresse ou est-ce le fait qu’installées en pleine terre depuis maintenant 3 ans, elles ont eu tout le loisir de s’installer plus profondément ?

Tulipa bifloriformis

Tulipa undulatifolia
Dans la mini-vigne, Tulipa sylvestris est d’une vigueur insolente. Certains des bulbes qui étaient florifères l’an passé se sont divisés en trois nouveaux bulbes florifères. Qui a osé prétendre que cette espèce fleurissait avec irrégularité ?

Tulipa sylvestris
En novembre, la crue a emporté la quasi-totalité de ces planches à semis (curieusement, une ancienne planche, située bien plus près de la rive à moins souffert). Seules quelques jeunes tulipes âgées d’un an ont résisté à la violence des flots. Nous avons ici le résultat des amours de Tulipa greigii ‘Tchaïkovsky’.

Semis âgés d'un an.
Amis internautes, peut-être avez-vous remarqué que ce blog n’est plus celui du Jardin Naturaliste des Bulbes à Fleurs ? Pourquoi ?
Après que la mairie nous eut proposé le terrain que nous occupons actuellement, nous arrivâmes à Florac. C’était à l’automne 2008. Notre projet : créer, un peu à l’image du célèbre Hortus Bulborum hollandais, un jardin conservatoire dédié aux plantes bulbeuses. Combiné à une exploitation horticole spécialisée, celui-ci aurait offert à chaque visiteur l’occasion de repartir avec des bulbes ou une potée des plantes qu’il venait de découvrir. Malheureusement, ce projet agro-touristique fut très mal accueilli par une certaine catégorie de la population locale. Pire, tout fut mis en œuvre pour qu’il n’aboutisse pas ! Ce qui se voulait la réalisation d’un lieu de découvertes et de partages s’est transformé pour nous en un absurde et insupportable parcours du combattant (qui n’est pas terminé puisqu’une seconde procédure judiciaire est en cours)! Las, nous avons été contraints à reconsidérer notre projet. En conséquence, nous avons définitivement renoncé à sa réalisation à Florac. Nous nous consacrerons désormais exclusivement à notre activité horticole…