vendredi 27 janvier 2012
En attendant quelques flocons…
Dans la rubrique Toute la vie du jardin
Drôle d’hiver ne trouvez-vous pas ? Mais ce qui est le plus surprenant selon moi, ce n’est pas les températures que nous avons actuellement mais bien le fait que quelques responsables politiques en mal de publicité s’obstinent à nier la réalité du réchauffement climatique. Bref !
En Cévennes, le mois de janvier voit l’apparition des feuilles du fameux Nombril-de-Vénus ! Umbilicus rupestris, c’est son nom latin, est une plante de la famille des Crassulacées, extrêmement originale, comestible, qui pousse pour ainsi dire uniquement dans les murs en pierres sèches. Autant dire qu’ici, on en trouve partout ! Sa floraison en épi interviendra plus tard en saison. Pour l’instant, lorsque j’arpente les alentours avec mes deux chiens, je ne résiste jamais au plaisir de cueillir et manger « sur place » quelques feuilles. Celles-ci sont gorgées d’eau et ont un goût agréable.

Umbilicus rupestris, le comestible Nombril-de-Vénus
Toujours dans la famille des Crassulacées, il est possible, autour de Cocurès, d’admirer de nombreuses stations de Joubarbes des toits (Sempervivum tectorum). Ces plantes sont absolument fascinantes et je ne peux que m’émerveiller de leur variabilité naturelle ! Il suffit parfois de quelques mètres pour découvrir de petites différences, principalement de coloration, dans les végétaux. A l’état sauvage, ces plantes vivent essentiellement sur les rochers et les murs. Autrefois, les habitants en installaient sur les toits car elles étaient sensées écarter la foudre.

Sur quelques rochers, Sempervivum tectorum

Sempervivum tectorum
Au jardin, si les tulipes semblent se méfier de ces températures douces (curieusement, elles sortent avec un peu de retard cette année), ce n’est pas le cas des narcisses qui en profitent pour développer leurs feuilles et parfois fleurir. Ainsi, comme à son habitude, Narcissus ‘Rijnveld’s Early Sensation’ est déjà en fleurs depuis plusieurs jours. Je suis toujours impressionné par la capacité qu’a sa fleur à résister au gel !

Narcissus ‘Rijnveld’s Early Sensation’
Cela fait plusieurs années que je tente la culture de Narcissus cantabricus en pleine terre (On conseille généralement de cultiver cette plante en serre froide).

Narcissus cantabricus
Malheureusement, chaque année, ses boutons floraux avortent. Il semblerait que cette plante native du sud de l’Espagne ait du mal à s’adapter au climat de la Lozère. Cette année, la douceur qui perdure aura enfin permis l’épanouissement d’un bouton.

Narcissus cantabricus
La texture fine de sa fleur donne une impression de grande délicatesse. D’une longueur de 10/15 cm, ses feuilles sont rares, parfois inexistantes. C’est le botaniste De Candolle qui lui attribua son nom latin en 1816 !

Narcissus cantabricus
Tulipa sylvestris devrait encore fleurir généreusement cette année, ce qu’indique l’apparition de plusieurs feuilles par plante.

Tulipa sylvestris
Tulipa agenensis laisse elle aussi sortir ses nouvelles feuilles. Les jeunes plantes photographiées ici proviennent du Vaucluse (84), plus précisément de Sainte-Cécile-les-Vignes. Elles me furent confiées à titre conservatoire il y a deux ans et je suis heureux de voir que la Lozère leur convient parfaitement.

Tulipa agenensis


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