Toute la vie du jardin - août 2010 - Le blog de Laurent Lieser - Floriculteur spécialisé (Cévennes - Lozère Florac)
 
Le blog de Laurent Lieser - Floriculteur spécialisé (Cévennes - Lozère Florac)

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lundi 30 août 2010

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Gonflé !

Je photographie tulipes et bulbeuses depuis des années. En conséquence, je dispose d’une importante collection d’images. Mon objectif ayant toujours été de partager la passion qui m’habite avec le plus grand nombre et de faire connaître ces plantes fascinantes, je n’ai jamais refusé d’en céder quelques unes gratuitement. Que celles-ci soient destinées à des magazines, des éditeurs ou des sites Internet… Pour cela, il suffit généralement de m’en faire la demande…

Capture d'écran du site en question.

Aussi, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que pour illustrer son site un « concurrent » peu scrupuleux s’est non seulement approprié quelques unes des photographies de mon blog sans mon accord, mais qu’en plus il les a volontairement recadrées afin que mon nom n’y apparaisse plus, cela bien sûr sans en citer la source…

Photographie d'origine.

Sans commentaire…

samedi 28 août 2010

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Bonne nouvelle !

Après une nuit passée en observation, notre jeune ami faucon crécerelle se porte comme un charme ! Cela n’était pas si évident puisque beaucoup d’oiseaux meurent (état de choc) après une expérience de ce type. Le vétérinaire m’assure qu’il a une énergie incroyable et un appétit féroce ! Bien plus important encore, il m’explique que si son aile est effectivement cassée, la cassure s’avère en revanche nette et propre. Une attelle pourra donc assez facilement être posée.

Dès lundi, l’oiseau sera placé à Millau, dans un centre de soins spécialisé où son aile devrait se rétablir en quelques semaines. Lorsque ce sera le cas, il ne restera donc plus qu’aux soigneurs à lui réapprendre le vol et la chasse (pas vraiment une mince affaire) avant de lui rendre sa liberté.

Un grand merci à Nicolas le vétérinaire. Sa gentillesse, et sa douceur envers l’animal furent exemplaires. Comment ne pas rendre hommage à toutes ces personnes qui, à travers le pays, consacrent leur vie à la sauvegarde et à la préservation de la vie sauvage ?...

vendredi 27 août 2010

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A la vie, à la mort (bis)…

Sous les arbustes, un bruit de feuilles mortes que l'on froisse, une petite forme brunâtre qui tente vainement de s’envoler avant de disparaître précipitamment sous les ronces puis,… un regard. De superbes yeux jaune citron à pupilles noires me scrutent, me jaugent. Un faucon crécerelle (Falco tinnunculus) blessé ! Celui-ci fut probablement rabattu contre un arbre par une violente rafale de vent ?!

Comment l’attraper sans qu’il ne me lacère les mains, et surtout sans que je ne l’effraie ? Ne cherchez plus ! Si aujourd’hui, sur les bords du Tarnon, vous avez vu un drôle de type en slip courir dans les fourrés avec tee-shirt et pantacourt à la main, il s’agissait sans aucun doute de moi ! Heureusement, il ne m’aura guère fallu plus de dix minutes pour attraper l’oiseau accidenté. Quel spectacle pénible que de voir ce faucon, animal puissant et majestueux s’il en est, à ce point amoindri, aussi vulnérable…

L’oiseau, dont l'espèce est protégée sur l'ensemble du territoire français, se trouve actuellement dans les locaux de la clinique vétérinaire de Florac. Son état fut jugé plutôt satisfaisant, cependant nous devrions en savoir plus d’ici un jour ou deux…

samedi 21 août 2010

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Bienvenue aux Iris…

Cet été, une collection d’Iris de jardin est venue s’ajouter aux nombreuses plantes bulbeuses cultivées au sein du jardin naturaliste. Ainsi, ce ne sont pas moins de 60 variétés différentes qui apprécient désormais le climat et l’air pur des Cévennes. Cela représente probablement une collection relativement modeste, cependant mon souhait était simplement de réunir une sélection de variétés aussi séduisantes que représentatives. Du fameux ‘Ma Mie’ créé par Cayeux en 1906 aux spectaculaires ‘Starring’ et ‘Splashacata’, en passant par les classiques ‘Neutron Dance’ ou encore ‘Leda’s Lover’, je crois que désormais les fins de mois de mai devraient me permettre de ne pas trop regretter la floraison juste terminée de mes chères tulipes…

Iris en provenance des établissements Bourdillon. Comment ne pas être admiratif devant la qualité des rhizomes reçus.

Iris fraîchement installé. Il convient de toujours positionner le rhizome de façon à ce qu’il affleure à la surface du sol.

L'emplacement choisi pour installer chaque Iris fut désherbé, puis ameubli sur une hauteur correspondante à la longueur de ma bêche, soit 25 cm. Quelle que soit la quantité de rhizomes à mettre en place, un bon arrosage reste définitivement la meilleure façon de conclure l’opération…

Cette rangée (dont on ne voit ici qu'une petite partie) que j’ai spontanément baptisée « Allée des Iris » s’étend sur près de 15/20 m. Les rhizomes sont espacés d’une quarantaine de centimètres, ainsi ils auront tout l’espace nécessaire à leur développement.

L’été, c’est également la période la plus propice au nettoyage des Iris déjà en place. En effet, il convient de toujours maintenir les rhizomes parfaitement dégagés afin qu’ils puissent bénéficier de chaque rayon de soleil.

Massif d’Iris ‘Champagne Walz’ avant nettoyage.

Massif d’Iris ‘Champagne Walz’ après nettoyage.

vendredi 20 août 2010

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A la vie, à la mort…

Dernièrement, je discutai avec une personne nouvellement arrivée sur la Lozère. Après qu’elle eut évoqué l’extrême beauté des paysages, celle-ci me fit part de sa stupéfaction, ou plutôt de son effroi, à voir le sort qui est ici réservé aux chiens de chasse : - « Mais c’est horrible, me confia t-elle. Je n’ai jamais vu cela… ».

Comment aurais-je pu ne pas comprendre son ressenti puisqu’il me fallut personnellement plusieurs mois pour m’accoutumer à l’idée que partout autour de moi, cachés aux fonds des bois, loin des regards et loin des cœurs, se trouvent des chiens qui vivent dans des conditions de vie aussi indignes qu'inconcevables. Et oui, amis lecteurs, contrairement à ce qu’il serait logique d’imaginer, les premières victimes des chasseurs* ne sont pas les animaux sauvages, mais bien leurs chiens : élevages douteux « entre copains », dans des conditions pour le moins approximatives, chiens enfermés à l’année (hormis quelques sorties en période de chasse) dans des boxs ridiculement petits où ils finissent névrosés (la loi prévoit une surface minimale de 5 m2 par chien, malheureusement celle-ci n’est que rarement respectée), odeurs pestilentielles dues aux excréments qui jonchent le sol, chiens nourris une fois par semaine (Il ne faudrait surtout pas qu’ils s’empâtent, pensez donc… ) de pain rassis trempé et mêlé à quelques croquettes ou pâtes « spéciales » achetées à des prix défiants toutes concurrences en coopérative, et… je le sais pour en avoir été maintes fois témoin… chiens bastonnés au gré des humeurs, enivrées ou non, de leur propriétaire… Évidement, ces conditions de vie, ô combien révoltantes, deviennent pires encore lorsqu’il s’agit de chiens devenus vieux ou jugés usés et donc plus capables. J’ai ainsi vu des « oubliés » finir par mourir dans leurs boxs, littéralement vidés de leur sang par les tiques…

Lorsqu’enfin les chiens sortent de leurs cages à l’occasion d’une partie de chasse, complètement hagards et désorientés, n’ayant généralement jamais eu l’occasion, ni de développer une musculature normale, ni de créer de lien « maître-chien » avec leur propriétaire (vous savez, ce fameux lien basé sur la confiance et l’affection sans lequel rien n’est possible.), ils finissent bien souvent par se perdre….

Visitez la Lozère en automne, et vous les verrez… tristes chiens perdus aux côtes saillantes qui errent le long des routes, chiens fantômes qui traversent parfois les villages, que personne ne voit, dont personne ne se soucie, et qui finissent généralement par mourir de faim, quand ce n’est pas sous les roues d’une voiture… La mort comme ultime délivrance après une vie de misère…

Enfin libre...

  • Loin de moi l’idée de faire une généralité. Je parle simplement de ce que chacun peut ici observer assez facilement…

vendredi 13 août 2010

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Une capsule, deux capsules, trois capsules…

Bientôt le 15 août ! Les touristes apprécient Florac et affluent vers les différents points d’eau naturels disponibles alentour. C’est certainement une meilleure nouvelle pour les commerçants du village que pour la vie sauvage qui se voit passablement bousculée : intrusion massive de personnes à moitié nues férues de bronzette, cris, odeurs de crème solaire, de cigarettes, détritus (cannettes et couches culottes jetables principalement) abandonnés ça et là…

Au jardin, la floraison des lis se termine. Lilium ‘Robert Swanson’, un hybride récent obtenu en croisant lis oriental et lis trompette, est porteur de la dernière fleur de l’année 2010.

Lilium ‘Robert Swanson’

Le mois d’août c’est aussi la meilleure période pour apprécier les différences existantes entre les capsules de quelques végétaux.

Capsule d’Iris latifolia. Plus que quelques jours avant son ouverture.

Capsules de Lilium Pumilum. Patience… Une mue de sauterelle est également visible sur la plante.

Capsules non matures d’Hémérocalle (Hemerocallis).

Capsules de tulipes botaniques (Tulipa greigii). Les graines se sont déjà, en partie, déversées sur le sol.

Sous la ripisyle, un joli hanneton foulon (Polyphylla fullo). Maladroit, celui-ci se laisse attraper sans difficulté. Sa taille est nettement supérieure à celle du hanneton commun. La grandeur de ses antennes nous apprend qu’il s’agit d’un mâle.

Hanneton foulon (Polyphylla fullo)

Je resterais des heures assis sur les rives du Tarnon à regarder voler et chasser les libellules. Elles sont si nombreuses en Lozère. Le Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii) se rencontre fréquemment en bordure de ruisseau. Lorsqu’elle pond, en plein vol, la femelle se tient pour ainsi dire à la verticale et enfonce l’extrémité de sa « queue », que les initiés appellent plutôt ovipositeur, dans le sable afin d’y enfouir ses œufs. Comme toute les libellules, elle est une redoutable carnassière…

Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii)

Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii)

Prise de frénésie, ma faux sera passée à seulement quelques petits centimètres de ce nid de polistes (Polistes gallicus). Suite à cette agression inattendue, il ne leur fallut guère plus de quelques minutes pour reprendre le cours normal de leur existence. Heureusement ! Cette photographie permet de constater que certaines alvéoles sont occupées par quelques larves. Elles y restent pendant toute la durée de leur développement, puis de leur nymphose. Le nid, d’apparence vulnérable, est accroché à la tige d’une plante herbacée par un simple pédoncule.

Nid de polistes (Polistes gallicus)