Toute la vie du jardin - mai 2009 - Le blog de Laurent Lieser - Floriculteur spécialisé (Cévennes - Lozère Florac)
 
Le blog de Laurent Lieser - Floriculteur spécialisé (Cévennes - Lozère Florac)

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lundi 25 mai 2009

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mai '09

Le petit bout de la lorgnette...

Les personnes qui cultivent des plantes « juste comme ça » limitent souvent leur intérêt à la floraison. C’est la beauté, la couleur, l’abondance des fleurs qui déterminent l’achat, le prix qu’elles sont prêtes à investir, l’emplacement de plantation, puis les soins qu’elles sont ensuite déterminées à prodiguer à leur nouvelle acquisition. Somme toute, le reste du végétal ne les intéresse pas particulièrement et sitôt celui-ci défleuri, elles l’abandonnent à son sort, finissant même parfois par l’oublier complétement…

Quel dommage que de limiter la curiosité de cultiver des végétaux à ce petit bout de la lorgnette ! La fleur n’est bien sûr qu’une étape dans le cycle végétatif d’une plante et l’avant comme l’après floraison sont souvent extrêmement passionnants à observer. C’est ce que j’ai tenté de démontrer avec une tulipe dans la rubrique « Une saison de Grand Gala ». Or, restons un instant dans les tulipes.

Tulipa australis porte maintenant son imposante capsule. Cette population particulière, native de Suède, me fut confiée par le Jardin Botanique de Göteborg il y a quelques années. Elle se distingue par sa floraison très régulière (ce qui n’est pas la qualité première des autres souches disponibles en culture aujourd’hui). Je récolterai bientôt, afin de les semer cet automne, les graines qui s’échapperont des fentes qui s’ouvriront de part et d’autre des capsules.

Capsule de Tulipa australis.

Quant à ces graines de Narcissus pseudonarcissus, je les laisserai simplement se déverser sur le sol. Soyons confiants, les fourmis se chargeront bien de les disperser…

Capsule de Narcissus pseudonarcissus

L’Iris sisyrhinque (Gynandriris sisyrinchium) existe à l’état sauvage en France uniquement en Corse. Sa rareté à justifiée son inscription à l’annexe 1 des espèces protégées, ce qui lui garanti une protection nationale. Le fait que sa floraison soit extrêmement brève (une journée) n’a fait qu’ajouter à mon excitation de la découvrir et de pouvoir la photographier.

Iris sisyrhinque (Gynandriris sisyrinchium)

Iris sisyrhinque (Gynandriris sisyrinchium)

En bordure de la ripisylve fleurissent quelques Iris pallida. Ils furent certainement « balancés » là il y a quelques années. D’une vigueur à toute épreuve, ils ne s’en sont pas formalisés et se sont implantés sans difficultés.

Iris pallida

Cet Iris (Iris x), dont j’ignore le nom, me fut offert par une amie il y a quelques années. Il est commun, mais comme Iris pallida, sa robustesse et son indépendance en font une plante de grande valeur !

Iris x

samedi 23 mai 2009

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mai '09

Bulbeuses, orchidées, etc.

Mes soupçons sont confirmés. N. ‘New Baby’ sera bien le dernier narcisse à s’épanouir au Jardin (naturaliste) des Bulbes à Fleurs. Ce narcisse miniature fut obtenu en Hollande, dans les années soixante, par J. Gerritsen & Son. Sa combinaison de couleur en fait une plante absolument unique !

Narcissus ‘New Baby’

D’autres bulbeuses, en revanche, sont en pleine floraison. Il en est ainsi par exemple de Muscari comosum. Cette plante, appelée communément Muscari à toupet, est surtout connue des régions méditerranéennes. Lors de mes prospections botaniques, il m’est arrivé plus d’une fois d’en croiser d’extraordinaires exemplaires entièrement blancs.

Muscari comosum

La Jacinthe améthyste (Brimeura amethystina) est surtout connue des Pyrénées, ou elle prolifère dans les zones rocailleuses et les pâturages. Elle n’est pas sans évoquer la jacinthe des jardins (Hyacinthus orientalis), dont elle se distingue par sa taille réduite et sa délicate subtilité…

Brimeura amethystina

Brimeura amethystina

Quelle joie que de découvrir que le Jardin abrite toute une population d’orchidées. Pouvait-il en être autrement au cœur du Parc National des Cévennes ? Pourtant, Orchis ustulata et Ophrys scolopax ne me sont pas apparus comme si répandus autour de Florac. Cela n’est pas le cas d’Anacamptis pyramidalis, dont les populations les plus proches du centre du village ont d’ores et déjà été ravagées par des cueilleurs imbéciles.

Orchis ustulata

Ophrys scolopax

Anacamptis pyramidalis

Pour le plaisir, le bleuet des montagnes (Centaurea montana)

Centaurea montana

samedi 16 mai 2009

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J'aime... la tulipe d'Aime.

La saison avance, et les fleurs des bulbeuses à floraison printanière fanent doucement. Le fort ensoleillement et la chaleur accélèrent leur jaunissement et leur indiquent qu’il est grand temps de retourner à la vie souterraine. Heureusement, quelques plantes tardives sont encore épanouies…

Tulipa aximensis est une tulipe qui provient d’Aime, en Savoie. On retiendra d’elle que son unique station française fut définitivement détruite dans les années soixante-dix, lors de la construction d’un pavillon. En souvenir de notre belle, il ne reste plus désormais à Aime qu’une Rue de… la Tulipe ! Elle a depuis été retrouvée en Suisse, où ses populations demeurent extrêmement vulnérables.

Tulipa aximensis, la tulipe d’Aime.

Sorti tout droit des années 80 dont il a conservé l’extravagance, N. ‘Tripartite’ est un narcisse qui mériterait d’être mieux connu. Sa fleur possédant une couronne ouverte en étoile, il est un exemple fort représentatif de ce à quoi ressemblent les narcisses à fleur d’orchidée.

Narcissus ‘Tripartite’

N. ‘Golden bells’ est un hybride issu de Narcissus bulbocodium, dont il a conservé l’allure générale. Toutefois, il est plus tardif et surtout plus grand dans toutes ses parties.

Narcissus ‘Golden Bells’

Version double du fameux narcisse des poètes, N. ‘Albus Plenus Odoratus’ est une merveille, parfumée de surcroît. Certains l’appellent narcisse à fleur de Gardenia, c’est dire… Il fut obtenu dans la seconde moitié du XIXème siècle et est donc en outre considéré comme historique.

Narcissus ‘Albus Plenus Odoratus’

Pour le plaisir des yeux, la variabilité des lis s’exprime aussi par leurs feuillages.

Lilium martagon

Lilium cernuum

Lilium taliense

dimanche 10 mai 2009

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mai '09

Le jardin idéal ?

Une journaliste disait un jour : -« Quant à Laurent Lieser, c’est en pleine nature qu’il rêve son jardin idéal. ». Elle n’avait probablement pas tout à fait tort ! Encouragé par mes récentes découvertes, je décidais hier soir de continuer mes prospections. En un autre lieu, sur un autre versant…

Le sentier commence à serpenter à travers bois. Je croise des dizaines de Listera ovata, dont l’immense majorité n’est pas en fleurs. Quelques jolis Orchis mascula bordent le chemin, nombreux sont ceux qui n’auront pas été épargnés par les pieds des premiers randonneurs de la saison.

Orchis mascula

J’aperçois un petit Orchis mascula rose, aussi clair et aussi beau que celui dont je parlais dans mon précédent billet. Mon enthousiasme retombe lorsque je réalise qu’il se trouve quasiment au milieu du sentier.

Orchis mascula rose

Un premier Orchis homme-pendu (Aceras anthropophorum) m’apparaît. Haut d’une quinzaine de centimètres, il porte fièrement ses petites fleurs brunâtres. L’absence de couleur vive est compensée par une délicatesse qui ne se découvre qu’à genoux.

Aceras anthropophorum

Rapidement, un second exemplaire : cette fois, les fleurs sont jaune pâle. Le contraste est surprenant.

Aceras anthropophorum

Plus loin, j’ai l’occasion d’admirer plusieurs Plalanthères des montagnes (Plalanthera montana, syn : Plalanthera chlorantha). Bien qu’éparse, la station paraît néanmoins bien implantée.

Plalanthera montana

Plus loin, placé lui aussi en situation périlleuse car en bord de sentier, un Ophrys litigieux (Ophrys litigiosa). Je suppose que de nombreux exemplaires existent mais il me faudrait pour les découvrir escalader les étages supérieurs.

Ophrys litigiosa

Je choisis plutôt de descendre… Quelques mètres plus bas, exposé en pleine lumière, je découvre un « balcon » de verdure qu’il m’était impossible de deviner depuis le sentier. L’atmosphère est riche en effluves de thym, une importante population de Muscari comosum est (déjà) en fin de floraison, tandis que de nombreux Iris germanica dressent leurs majestueuses hampes florales épanouies. Pourtant, celles qui captent immédiatement mon attention, ce sont les orchidées, des dizaines d’orchidées…

Vue d'ensemble du site.

Aceras anthropophorum et Orchis militaris

Orchis militaris, alias Orchis militaire, est ici en pleine floraison.

Orchis militaris

Orchis militaris

Bien que je n’aperçoive que de rares Orchis purpurea, une plante me paraît être un hybride entre cette espèce et Aceras anthropophorum (Ou est-ce un hybride entre Orchis purpurea et Orchis militaris ?). Si j’en crois la littérature à ma disposition, ce type d’hybridation n’est pas réellement exceptionnel.

Orchis purpurea hybride.

Arrivé au plus bas de la colline, en sous bois, je découvre un petit cours d’eau au débit quasiment nul, dont je n’ose imaginer la puissance en automne.

Quelques larves d’urodèles y terminent paisiblement leur croissance. Sans doute quelques salamandres (Salamandra salamandra). Ce petit animal est très discret, et les rares adultes qu’il me fut donné de rencontrer ici gisaient tous sur les routes, écrasés.

Larves d'urodèles.

De retour sur le sentier, je remarque un Ophrys que je n’avais pas vu en arrivant : Ophrys bécasse (Ophrys scolopax). Sans doute se trouvait-il là uniquement pour me permettre de terminer ce billet en beauté…

Ophrys scolopax

Ophrys scolopax

samedi 9 mai 2009

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mai '09

Autour de Florac...

Sortons un peu du jardin (naturaliste) des bulbes à fleurs.

Lorsque j’étais plus jeune, bien avant de découvrir les tulipes, j’éprouvais une folle passion pour les orchidées. Tout d’abord, je m’intéressais aux épiphytes exotiques : Cattleya, Laelia et autres Phalaenopsis, puis, très vite, aux orchidées bien de chez nous. Ma première découverte « importante » fut un superbe Ophrys insectifera, découvert à quelques pas seulement du centre ville de Gap (05).

Aujourd’hui, je vis à Florac (48)! Ce village, extrêmement attachant, comprend environ 2000 habitants.

Florac

Florac est situé au cœur même (certains diront « au fin fond » !) du Parc National des Cévennes. Or, les Cévennes sont un véritable paradis pour orchidophiles.

Vue sur les Cévennes

Le mois de mai étant particulièrement propice à la chasse aux orchidées, j’ai donc saisi mon appareil photo. Orchidées, me voici !

A peine dehors, j’aperçois, dans un ravin, Listera ovata. Cette orchidée à la floraison modeste est discrète, si discrète qu’un novice n’imaginerait pas une seconde qu’il s’agit d’une orchidée. Très commune en France, elle se reconnaît à ses deux feuilles ovales opposées.

Listera ovata

M’engageant sur un sentier, je croise aussitôt Orchis mascula. C’est une espèce commune qui a su s’adapter à des milieux assez différents (prairies, sous-bois…).

Orchis mascula

Orchis mascula dans une prairie de fauche.

Arrivé à une prairie calcaire ensoleillée surplombant Florac, je découvre quelques exemplaires d’Orchis ustulata. Familièrement, on appelle cette petite plante « orchis brûlé ». A l’exception de la Corse et de la Bretagne, elle est présente partout en France.

Orchis ustulata

Orchis militaris : il est un peu tôt en saison. Parmi les nombreux exemplaires présents, un seul est (à peu près) représentatif. Je reviendrais…

Orchis militaris

Au détour d’un sentier, une douzaine d’Orchis pourpres me surprennent. Ils sont beaux, grands (environ 40 cm), extrêmement impressionnants, et ma foi, si vulnérables… J’espère sincèrement qu’ils ne finiront pas en bouquet !

Orchis purpurea

Au milieu de cette station, un exemplaire attire plus particulièrement mon attention. Pourrait-il être un hybride entre Orchis purpurea et Orchis militaris ? Seul un spécialiste pourrait le préciser.

Orchis purpurea x militaris ?

Quelques pas plus loin, je tombe nez à nez avec quelques Orchis bouffon. Orchis morio, comme on l’appelle scientifiquement, est une plante de taille moyenne. De loin, j’aurai aisément pu le confondre avec Orchis mascula.

Orchis morio

Orchis morio

Ensuite, malgré ma phobie des tiques, nombreuses en cette saison, je décide de pénétrer dans les sous-bois. Ici, ils sont sauvages, inquiétants, et potentiellement dangereux ! Qu’importe !

A chaque fois que je croise une céphalantère à longues feuilles (Cephalanthera longifolia), je me dis qu’il est heureux que cette orchidée à fleurs blanches n’ait jamais rencontré le même succès que le muguet.

Cephalanthera longifolia

Sous l’ombre des arbres, dans la mousse épaisse qui recouvre ce sous-bois exposé au nord, je découvre des milliers d’Orchis mascula. Au pied d’un vieux mur, plusieurs exemplaires semblent attendre que j’utilise mon appareil.

Orchis mascula

Parmi eux, une plante présente des fleurs dont la teinte rose pâle est extraordinaire. Je n’en verrais aucune autre pareille. Serait-elle aussi rare que le loup blanc ? Ma foi, ne sommes nous pas en Lozère…

Orchis mascula à coloration atypique

Orchis mascula à coloration atypique

mercredi 6 mai 2009

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mai '09

Calme retrouvé ?

Les dernières personnes à être venues admirer la collection de tulipes sont maintenant reparties, et sous ce chaud soleil de mai, le Jardin (naturaliste) des Bulbes à Fleurs retrouve peu à peu son calme. Mais ce calme n’est qu’apparent puisque certaines plantes, et non des moindres, sont toujours en pleine floraison.

Le jardin (naturaliste) des bulbes à fleurs.

La France compte plusieurs tulipes sauvages. Certaines d’entre-elles furent considérées comme endémiques durant plusieurs dizaines d’années, jusqu’à ce que quelques micro-populations soient découvertes récemment en Suisse.

Tulipa didieri fut décrite par Jordan en 1846. C’est une espèce savoyarde très menacée dans la nature, qui, comme la plupart des autres représentantes du genre, est strictement protégée. Il est parfois possible de se la procurer dans le commerce spécialisé, car quelques bulbes furent jadis introduits en culture.

Tulipa didieri

Tulipa marjolettii détient le titre peu enviable de 1ère tulipe française officiellement inscrite à la liste des espèces éteintes dans la nature. Elle est proche de Tulipa aximensis, si proche que je les considère comme une seule et même tulipe. Toutes deux se distinguent des autres néo-tulipes par leurs fleurs qui ne s’épanouissent jamais complètement et qui dégagent une forte odeur d’aneth.

Tulipa marjolettii

Décrite en 2008, Tulipa rubidusa est plus connue sous le nom de tulipe de Villarclément. Autrefois commune, elle est aujourd’hui sérieusement menacée.

Tulipa rubidusa

Le narcisse ‘Mint Julep’ fut enregistré en Irlande du Nord en 1981. Aucune photographie ne pourra jamais témoigner de l’infinie beauté de sa floraison.

Narcissus ‘Mint Julep’

Nonchalamment, ‘Thalia’ se laisse bercer par une douce brise printanière.

Narcissus ‘Thalia’

Sous la ripisylve et sur les berges du Tarnon s’épanouissent les délicates fleurs bleues des ancolies (Aquilegia vulgaris).

Aquilegia vulgaris

Certaines variétés de poirier étant particulièrement fragiles, le robuste cognassier (Cydonia oblonga) est souvent utilisé comme leur porte greffe. Or, il arrive parfois que le poirier greffé finisse tout de même par dépérir, offrant ainsi au porte greffe l’opportunité inespérée de rappeler sa présence. C’est ce qui s’est passé ici !

Rejet de cognassier (Cydonia oblonga) à l’emplacement d’un poirier mort.

dimanche 3 mai 2009

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mai '09

Je compense, tu compenses, il compense...

Enfin, les beaux jours…

En ce début du mois de mai, de nombreux narcisses sont toujours en fleurs. Narcissus bulbocodium est certainement l’un des narcisses les plus surprenants. Il existe à l’état sauvage dans une grande partie du Sud-ouest de la France, où il bénéficie d’une protection régionale.

Narcissus bulbocodium

Narcissus ‘White Marvel’ est classé dans la catégorie des narcisses doubles. Malgré son allure résolument moderne, cette plante fut obtenue dans les années cinquante.

Narcissus ‘White Marvel’

Au sein de la collection de tulipes, les plantes tardives ont maintenant pris le dessus. Tulipa aucheriana par exemple ; cette plante qui ne dépasse guère 6 centimètres porte une jolie fleur rose en étoile. Elle fut décrite en 1883 par Baker et provient des montagnes d’Iran.

Tulipa aucheriana

Enregistrée en 1991, Tulipa ‘Little Beauty’ est l’une des créations récentes les plus intéressantes. Avec ses dix centimètres, elle s’avère idéale pour une culture en rocaille.

Tulipa ‘Little Beauty’

Quant à Tulipa hageri, de la section des tulipes australes, elle est si proche de Tulipa orphanidea qu’elle pourrait n’en être qu’une forme particulière.

Tulipa hageri

Au jardin, la flore spontanée se révèle enfin librement.

Allium ursinum, l’ail des ours, parsème les endroits frais et ombragés.

Allium ursinum

Arum maculatum. Plusieurs stations existent à l’ombre des arbres du jardin. S’il existe une plante capable de démontrer que le fait d’être commune ne s’oppose en rien à celui d’être fascinante, c’est bien celle-ci !

Arum maculatum

Un visiteur, fin gourmet, m’a fait remarquer que des morilles coniques (Morchella conica) existent sur la parcelle. Ce champignon comestible est parait-il délicieux. Je n’en saurais rien car ici ils resteront en place, ce qui leur permettra d’assurer leur fonction reproductrice. Si vous en ramassez, n’oubliez pas qu’ils ne deviennent comestibles qu’après une cuisson d’au moins quinze minutes. Crus, ils sont toxiques !

Morchella conica

Contraint désormais d'utiliser une tondeuse, je me suis rapidement demandé quel était le meilleur moyen de "compenser carbone". La plantation d'un arbre m'est apparue comme la plus intéressante. Ce mélèze porte donc une lourde responsabilité sur ses branches. Certes, il est bien jeune! Mais comme je n'utilise guère la tondeuse plus de 4 ou 5 fois par an, il devrait parfaitement faire l'affaire. Avec lui, c'est l'esprit des Alpes qui entre au jardin...

Si vous souhaitez en savoir plus sur comment "compenser carbone" : actioncarbone.org

Mélèze (Larix decidua)