Si la plupart des jardiniers profitent de l’été pour se reposer, je l’associe pour ma part à un important travail d’arrosage (quel bonheur que de se trimballer clopin-clopant des arrosoirs d’un bout à l’autre de la parcelle!) et de fauche. L’usage régulier et généralisé de la tondeuse pourrait certes m’éviter de longues heures de fauchage. Malheureusement, le développement de la population d’orchidées apparue spontanément est à ce prix…
L’été apporte heureusement son lot de compensation et de satisfaction. Je pense bien sûr aux lis !
Les lis font partie de la famille des Liliacées. Et oui, comme les tulipes ! De fait, certains scientifiques sont intimement persuadés que ces végétaux ont des ancêtres communs. Leur répartition naturelle est vaste puisqu’elle inclut notamment l’Europe, l’Asie et les États-Unis. Ce sont des plantes bulbeuses de montagnes qui affectionnent avant tout les milieux forestiers. On estime qu’il n’en existe pas moins de 100 espèces. Nombreuses sont celles qui se cultivent avec facilité et il serait faux de croire que les milliers d’hybrides qui furent obtenus en croisant ces espèces entre-elles sont forcément plus résistants !
Quoiqu’il en soit, hybrides ou espèces, les lis sont beaux ! Je dirais même que certains d’entre eux sont de véritables joyaux dont aucun jardinier ne devrait se priver. D’autant plus que leur floraison intervient à une époque de l’année où le jardin semble vouloir se reposer de sa frénésie printanière…
Lilium regale fut décrit en 1912 par E. H. Wilson qui l’avait personnellement découvert en 1903. Son nom signifie « Royal », rien que cela… Il provient de la province de Sichuan dans le sud-ouest de la Chine. Il y occupe des canyons abrupts aux parois rocheuses.
S’il vous est offert l’occasion de sentir son parfum, n’hésitez surtout pas. Je vous garantis que vous vous souviendrez longtemps de son intensité…

Lilium regale, le lis royal.
Du point de vue de la botanique, le genre Lilium se compose de plusieurs Sections. De même, la classification horticole sépare les différentes variétés en Divisions.
Ainsi, les cinq lis présentés ci-dessous relèvent tous de la section des Lis Asiatiques. Ils sont de taille petite à moyenne et sont réputés pour être extrêmement faciles à cultiver.

Lilium ‘Latvia’

Lilium ‘Netty’s Pride

Lilium ‘Salmon Twinkle’

Lilium ‘Peach Butterflies’

Lilium inconnu. Cette plante est apparue dans les cultures de Lilium ‘Peach Butterflies’.
Je vous présentai dans un billet précédent le flamboyant Lilium Pumilum. Aujourd’hui, celui-ci se concentre sur le grossissement de ses nombreuses capsules.

Capsules de Lilium Pumilum
Si l’on consulte la littérature, ou même certains forums de jardinage, le nom du Criocère (Lilioceris lilii) revient immanquablement. Peste, parasite, infestation, dégâts irrémédiables,… Les commentaires visant ce coléoptère sont nombreux et rarement bienveillants. Or, telle n’est pas l'expérience que j'ai de ce petit animal bien que je cultive quelques centaines de lis.

Criocère joli (Lilioceris lilii)
Mes lis sont cultivés de façon biologique et vivent dans des conditions appropriées, c’est à dire en bordure de ripisyle, en sol bien drainé, et à un emplacement qui reçoit le plein soleil la majeure partie de la journée. Néanmoins, ce qui fait la différence selon moi, c’est le fait que ces lis vivent au beau milieu des « mauvaises » herbes en un lieu qui pullule littéralement de vie (insectes, reptiles…). De fait, si les criocères et leurs larves sont bel et bien présents, l’équilibre naturel étant ici à l’œuvre, leur population se voit régulée et ne pose absolument aucun problème.

Larves de criocères (Lilioceris lilii). Afin d’être jugées peu appétissantes par un éventuel prédateur, celles-ci trouvent pertinent de se recouvrir de leurs propres excréments.
Hemerocallis ‘Femme Osage’ est actuellement en pleine floraison. Toutefois, si le nom vernaculaire des hémérocalles est bien lis d’un jour, ils n’en sont pas pour autant des représentants du genre Lilium.

Hemerocallis ‘Femme Osage’