vendredi 27 mai 2011
Joies et tracas de la culture des Iris !
Dans la rubrique Toute la vie du jardin

Iris ‘Echo de France’
Ces deux dernières années, n’écoutant que mon enthousiasme, je constituai une collection de plus de 50 variétés d’Iris de jardin. Ces plantes ne portent-elles pas des fleurs parmi les plus merveilleuses ?

Iris ‘Aura Light’

Iris ‘Champagne Elegance’
Certes, cette collection n’est pas pour l’instant des plus importantes, mais elle est constituée de variétés remarquables, choisies pour être les parfaites représentantes de leur catégorie. Parfois, pour être certain d’acquérir des plantes de la meilleure qualité, je fis mon choix parmi ces champions du monde que sont les Iris médaillés de Dykes. Quelle émotion lors de l’épanouissement des premières fleurs !

Iris ‘Splashacata’ (médaille de Dykes 2005)
Pourtant, est-ce la sécheresse ? Je constate avec déception que de nombreuses plantes ne se sont que faiblement développées, tandis que d’autres se sont abstenues de toute floraison (malgré leur récente sortie de pépinière et une plantation dans les règles de l’art). Quelques hampes florales ne dépassèrent pas 20 cm…

Iris ‘Maple Treat’
De même, et sans que je ne sache si la cause est à rechercher du côté des températures caniculaires que nous avons depuis un mois, des nuées de cétoines (Tropinota hirta) se sont chaque jour ruées sur les fleurs, les réduisant littéralement en lambeaux… Il m’est ainsi arrivé d’ôter jusqu’à 7 de ces coléoptères par fleur, pour en retrouver le même nombre une heure plus tard. Grignotés, troués, pelés, certains boutons n’eurent même pas le temps de s’épanouir qu’ils fussent aussitôt réduits à l’état de serpière gluante. Quelle déception !

Cétoines (Tropinota hirta) sur fleur d’Iris
Particulièrement gloutonnes elles aussi, certaines chenilles firent preuve d’ingéniosité pour échapper à ma vigilance. Celle-ci par exemple adopta la couleur de la fleur d’Iris qu’elle était en train de dévorer.

Chenille caméléon sur Iris ‘English Charm’.
Quant à Exosoma lusitanicum, qui est aux Iris ce que le criocère est aux Lis, il dévore barbes, pétales et sépales avec le même enthousiasme qu’il copule ! Impossible pour moi de retirer ces dizaines de petites machines à broyer, j’ai donc du accepter l’inéluctable, me demandant s’il ne serait pas plus sage de renoncer à développer cette collection.

Insectes (Exosoma lusitanicum) à l’unisson.
Chose aussi curieuse qu’inexplicable, il existe au sein du village des Iris dans la plupart des jardins. Or, je n’ai vu aucune fleur abîmée. Ces invasions seraient-elles le revers du « tout bio », d’un environnement préservé ?

Iris ‘Scene Stealer’
Heureusement, mon appareil toujours avec moi, j’eus parfois le temps de prendre rapidement quelques photographies. En effet, aucune des fleurs de ce billet ne conserva sa fraîcheur plus de deux heures…

Iris ‘Fashion Designer’


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