février 2011 - Le blog de Laurent Lieser - Floriculteur spécialisé (Cévennes - Lozère Florac)
 
Le blog de Laurent Lieser - Floriculteur spécialisé (Cévennes - Lozère Florac)

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dimanche 20 février 2011

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fév '11

Un petit air de printemps…

Mon Dieu, comme je me languis des beaux jours. Et pour cause : il y a deux jours, la neige recouvrait à nouveau certains sommets et le soleil semble aujourd’hui encore incapable de s’imposer face à une armada de nuages bas. Qu’importe, si le soleil n’est pas dans le ciel, peut-être trouverons-nous de quoi réchauffer nos cœurs dans l’herbe rase ?!

Galanthus nivalis

Crocus chrysanthus est un petite Crocus natif d’Asie Mineure extrêmement attachant. Abondamment hybridé en horticulture, il généra une multitude de variétés faciles à cultiver et très colorées. ‘Zwanenburg Bronze’ est de celles-ci.

Crocus chrysanthus ‘Zwanenburg Bronze’

Crocus flavus ssp. flavus est fidèle au rendez-vous. Sa population est bien sûr beaucoup plus importante que ne le suggère la photographie. Malheureusement, je ne parviens jamais à attendre la pleine floraison pour prendre mes premiers clichés. Mea culpa

Crocus flavus ssp. flavus

Crocus korolkowii est, quant à lui, en pleine euphorie ! Ses semblables fleurissent-ils eux aussi en ce moment même dans les montagnes du Kazakhstan ?

Crocus korolkowii

Dans les planches à semis, la vie s’organise. Au centre de cette photographie, il est possible de distinguer côté à côte une tulipe de l’année (le filament vert courbé et terminé par une petite goutte de rosée) et une tulipe d’un an (les tulipes immatures ne génèrent toujours qu’une seule feuille). Est-il nécessaire de préciser que pour l’obtenteur, la naissance d’une nouvelle tulipe est toujours un instant d’intense émotion.

Semis de tulipes

Le Bulbocode printanier (Bulbocodium vernum) est un membre de la famille des Colchicaceae (ou Liliacées selon les auteurs). Et oui, il est très proche des Colchiques dont il a d’ailleurs la couleur. Il est répandu dans la plupart des montagnes du sud-est de la France, mais on le rencontre aussi dans le Caucase. Il est mon coup de cœur du jour et ce n’est pas une petite abeille de ma connaissance qui me contredira !

Bulbocodium vernum

Bulbocodium vernum

vendredi 11 février 2011

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fév '11

Témoignage...

Bonjour à tous,

M. Jean Meunier (que je remercie) m'a envoyé ces quelques lignes hier et je ne résiste pas au plaisir de les partager avec vous, tant j'ai moi-même connu ces instants d'appréhension qui précèdent la sortie d'une tulipe récemment acquise. Veuillez noter que l'auteur possède une galerie de photographies absolument magnifiques à l'adresse suivante: http://www.flickr.com/photos/dans_les_jardins/

Bonjour,

Toutes proportions gardées... Mais je me fais l'effet depuis quelques jours d'être une femme sur le point d'accoucher !!! L'échéance approche, un mois, deux mois....J'ai quelques douleurs ! Alors je tourne, je vire, je passe mon temps à m'inquiéter, à me rassurer. J'ai déjà quelques filles, elles sont belles, elles grandissent bien, et j'en suis fier. Mais qu'en sera t-il de cette nouvelle naissance ? Mon regard, mes mains bien souvent, se posent là ou elles vont voir le jour, attendant de voir la terre doucement se soulever, attendant de la voir naitre et grandir à son tour, elle, au si beau nom :

La tulipe d'Aime.

lundi 7 février 2011

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fév '11

Un hiver qui n’en finit pas…

…d’être glacial ! Et malgré ces températures, les plantes réagissent à certains facteurs comme par exemple l’allongement de la durée du jour. De plus, au jardin, le temps d’ensoleillement se prolonge désormais jusqu’à près de 16h, alors qu’il y a peine un mois, le soleil passait derrière les causses dès 14h30 ! J’adore cette époque de l’année car les premières floraisons se manifestent. Et le meilleur du jardin n'est-il pas devant nous ?

Ici, cette période riche en floraisons est inaugurée par C. korolkowii.

C. korolkowii. Cette espèce fut récoltée au nord de l’Ouzbékistan, puis décrite dès 1880 par G. Maw et Edward L. Regel. Elle apprécie les sols calcaires bien drainés. Au jardin, elle s’est visiblement très bien acclimatée puisque je constate la présence de nouvelles plantes.

Galanthus nivalis. Cet hiver, une taupe a chamboulé plusieurs emplacements plantés, dont ceux consacrés à cette espèce. Heureusement, quelques plantes ont échappé au zèle de l’animal.

Crocus sativus. Bien sûr, le safran a fleuri au cours de l’automne dernier. En revanche, ce que je trouve intéressant sur ce cliché, c’est la longueur étonnante de ses feuilles (environ 20 cm).

Tulipa polychroma laisse apparaitre ses premiers boutons floraux. Cette souche à cela de particulier que je la cultive depuis 13 ans. En fait, ces plantes vivaient autrefois sur un rebord de fenêtre dans le XIXème arrondissement de Paris! Elles sont la preuve qu'il est possible de cultiver des tulipes pendant de très longues années.

Dans la vigne, Tulipa sylvestris réapparait accompagnée de nombreuses bulbilles générées l'an passé. Leur acclimatation est visiblement un succès!

Semis de tulipes. Le milieu de l’hiver ne nous paraît pas, à nous humains, une période très propice pour les semis. Pourtant, c’est bien au cœur de l’hiver que les graines de tulipes germent. Le froid n’a apparemment aucune conséquence sur les plantules qui affrontent sans soucis des températures bien inférieures à -15°C.

mardi 1 février 2011

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fév '11

Gaz de Schiste : Tant pis pour la nature !

Imaginez qu’il existe, dans certains sous-sols, des réserves jusqu’à là non exploitées de gaz et de pétrole. Imaginez que ces réserves se trouvent fréquemment dans des sites magnifiques et préservés tels par exemple les causses. Imaginez que le ministre de l’environnement d’un pays qui s’est pourtant engagé à diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre décide seul dans son coin (c'est-à-dire sans concertation) d’autoriser des sociétés nationales ou internationales à exploiter ces gisements. Vous suivez ?

Imaginez maintenant que pour exploiter ces gisements, les techniques à mettre en œuvre soient extrêmement agressives pour l’environnement (il s’agit littéralement de créer des mini tremblements de terre afin de provoquer des failles dans le sous-sol et ce jusqu’à environ 2000 m de profondeur), qu’elles nécessitent des quantités d’eau impressionnantes (entre 15 000 et 20 000 m3 d’eau à chaque opération, et il devrait y avoir une quantité inimaginable d’opérations), et qu’à cette eau soient mêlés pas moins de 500 produits chimiques aussi polluants les uns que les autres (certains sont connus pour être cancérigènes ou mutagènes). Enfin, imaginez qu’après les avoir expérimentées, d’autres pays aient réalisé (trop tard) que ces techniques polluent durablement les nappes phréatiques et les cours d’eau, qu’elles défigurent et dénaturent les paysages, cela tout en portant directement atteinte à la faune et à la flore. Vous imaginez ?

Et bien dites vous que ce scénario n’est pas de la fiction. Ainsi, en 2010, Total a obtenu de M. Borloo un permis d’exploration (dit de Montélimar) qui couvre une zone de 4.300 kilomètres carrés au nord-est de Montpellier, allant du Larzac à la Drôme en passant par les Cévennes et l'Ardèche. Ce n’est bien sûr que le début… Et tant pis pour la nature !

Pour en savoir plus :

http://energie-climat.greenpeace.fr/schistes-bitumineux-attention-danger

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2639_gaz_schiste.php

Pour agir, une pétition : http://www.aves.asso.fr/article1163.html

Et enfin pour prendre pleinement la mesure des choses :

http://cequevousdevezsavoir.wordpress.com/2010/12/21/gasland-vostfr-sous-titre-en-francais-pour-tout-les-vraies-infos-sur-les-gas-de-schiste/