lundi 27 décembre 2010
Pendant ce temps, au jardin…
Dans la rubrique Toute la vie du jardin
Décidément, la nature nous joue bien des tours depuis quelques temps ! Par exemple, après d’inattendues chutes de neige, des pluies importantes se sont elles aussi abattues sur la région, faisant monter les cours d’eau à un niveau assez exceptionnel.
Au jardin, il n’aura suffi que de quelques heures pour donner au Tarnon une puissance telle qu’il sera parvenu sans grande difficulté à décrocher, puis emporter les trois premières marches en bois que j’avais installé fin 2008. Comme de coutume, la crue aura amené avec elle de nombreux détritus, aussitôt ramassés par mes soins… le jour de Noël ! Que voulez-vous, je ne supporte pas de voir la nature souillée, et la perspective que quelque animal se prenne les pattes dans un fil ou s’étrangle avec un sac plastique m’est carrément insupportable ! Malheureusement, en Lozère, il me faut chaque jour transcender ma "détritoplasticophobie" tant les cours d’eau font office de dépotoirs… « C’est culturel, on a toujours fait ça ici ! » m’a-t-on dit un jour. Sans commentaire !

Marches en bois emportées.
Le froid s’en mêle lui aussi, mais ses conséquences sont heureusement bien plus innocentes sur l’environnement. Ainsi, il génère de jolies sculptures éphémères.

Décidément, ce jeune saule a une vie bien difficile : au printemps et en été, il voit toutes ses tentatives de développement contrariées par les castors, et en hiver, il subit crues et glace…

Stolon de ronce pris dans la glace.
Pendant les deux jours qu’aura duré la crue, j’étais persuadé ne plus jamais revoir mes Iris d’eau. N’avaient-ils pas disparus sous près d’un mètre d’une eau en furie ? Contre toute attente, je les retrouve…

Iris miraculés.
Avez-vous déjà vu de la terre pousser ? Personnellement, j’ai découvert ce curieux phénomène hier, après que les températures nocturnes soient descendues à -10°c. Bien sûr, il ne s’agit que des conséquences de la transformation de l’eau du sol en glace.

La terre pousse...

...et pousse encore.
Comme il me tarde d’être au printemps pour voir les jolies feuilles de cet Alisier (Sorbus torminalis) fraîchement installé au jardin. Cette espèce européenne, qui est présente dans la plupart des départements français, est représentée, pour ainsi dire, uniquement par des populations clairsemées. J’ai choisi d’en installer un exemplaire au jardin, non pas parce que ses baies sont sensées soigner les coliques, mais bien plutôt parce qu’il porte en mai une multitude de petites fleurs blanches, que celles-ci génèrent des petits fruits (plus précisément des drupes) appréciés des oiseaux, et que son feuillage devient absolument magnifique en automne.

Alisier (Sorbus torminalis)
Alors que les feuilles de Crocus mathewi se sont développées lors de sa floraison automnale, celles des Crocus à floraison printanière ne sont visibles que depuis quelques jours. Je constate avec satisfaction que les quelques bulbes de Crocus chrysanthus installés fin 2008 se sont particulièrement bien multipliés.

Crocus mathewi, feuilles.

Crocus chrysanthus, jeunes feuilles.


2
-

