Bientôt le 15 août ! Les touristes apprécient Florac et affluent vers les différents points d’eau naturels disponibles alentour. C’est certainement une meilleure nouvelle pour les commerçants du village que pour la vie sauvage qui se voit passablement bousculée : intrusion massive de personnes à moitié nues férues de bronzette, cris, odeurs de crème solaire, de cigarettes, détritus (cannettes et couches culottes jetables principalement) abandonnés ça et là…
Au jardin, la floraison des lis se termine. Lilium ‘Robert Swanson’, un hybride récent obtenu en croisant lis oriental et lis trompette, est porteur de la dernière fleur de l’année 2010.

Lilium ‘Robert Swanson’
Le mois d’août c’est aussi la meilleure période pour apprécier les différences existantes entre les capsules de quelques végétaux.

Capsule d’Iris latifolia. Plus que quelques jours avant son ouverture.

Capsules de Lilium Pumilum. Patience… Une mue de sauterelle est également visible sur la plante.

Capsules non matures d’Hémérocalle (Hemerocallis).

Capsules de tulipes botaniques (Tulipa greigii). Les graines se sont déjà, en partie, déversées sur le sol.
Sous la ripisyle, un joli hanneton foulon (Polyphylla fullo). Maladroit, celui-ci se laisse attraper sans difficulté. Sa taille est nettement supérieure à celle du hanneton commun. La grandeur de ses antennes nous apprend qu’il s’agit d’un mâle.

Hanneton foulon (Polyphylla fullo)
Je resterais des heures assis sur les rives du Tarnon à regarder voler et chasser les libellules. Elles sont si nombreuses en Lozère. Le Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii) se rencontre fréquemment en bordure de ruisseau. Lorsqu’elle pond, en plein vol, la femelle se tient pour ainsi dire à la verticale et enfonce l’extrémité de sa « queue », que les initiés appellent plutôt ovipositeur, dans le sable afin d’y enfouir ses œufs. Comme toute les libellules, elle est une redoutable carnassière…

Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii)

Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii)
Prise de frénésie, ma faux sera passée à seulement quelques petits centimètres de ce nid de polistes (Polistes gallicus). Suite à cette agression inattendue, il ne leur fallut guère plus de quelques minutes pour reprendre le cours normal de leur existence. Heureusement ! Cette photographie permet de constater que certaines alvéoles sont occupées par quelques larves. Elles y restent pendant toute la durée de leur développement, puis de leur nymphose. Le nid, d’apparence vulnérable, est accroché à la tige d’une plante herbacée par un simple pédoncule.

Nid de polistes (Polistes gallicus)