dimanche 25 juillet 2010
Près de 440 km de bouchons…
Dans la rubrique Toute la vie du jardin
…sur les routes de France ce week-end et presque autant d’animation dans la partie du jardin que je réserve aux papillons !

Prairie aux papillons
En réalité, cette zone, que je fauche une fois l’an, en fin d’automne, permet à une multitude de petits animaux de vivre en paix : papillons bien sûr, mais aussi araignées, coléoptères et autres insectes, lézards utiles et inoffensives couleuvres, crapauds nonchalants et hérissons de passage…
Depuis le milieu du printemps, le superbe papillon Iphiclides podalirius que l’on appelle plus communément Flambé m’est devenu un compagnon habituel. Je ne me lasse pas de l’admirer, virevoltant d’une fleur à l’autre, celles du trèfle ayant visiblement sa préférence. Ce papillon est particulièrement sensible à la modification de son habitat, notamment à la disparition des haies. Il est également victime des produits chimiques utilisés par l’agriculture intensive. Le doute n’est donc pas permis : pour que vivent nos papillons, vive le bio !

Flambé (Iphiclides podalirius)
Quelle surprise ! Trois chenilles bien grasses de Machaon (Papilio machaon) semblent dormir sur un exemplaire de leur plante nourricière préférée, la carotte sauvage (Daucus carota). Je suis d’autant plus étonné que je n’ai jamais vu de ces papillons aux jardins. Aurais-je cette chance prochainement ?

Chenille de Machaon (Papilio machaon)
Les Zygènes de la spirée (Zygaena filipendulae) me semblent particulièrement abondantes cette année. Comme à leur habitude, elles affectionnent plus particulièrement les fleurs de scabieuses des champs (Knautia arvensis). Leurs couleurs vives indiquent leur toxicité.

Zygène de la spirée (Zygaena filipendulae) sur scabieuse (Knautia arvensis).
Le Lepture porte cœur (Corymbia cordigera ) est fréquent lui aussi sur les inflorescences en ombelle dont il consomme le nectar. On l’appelle ainsi en raison du dessin visible sur ses élytres. C’est un hôte habituel des prairies et des vergers du sud de la France.

Lepture porte cœur (Corymbia cordigera )
Il y a quelques jours, terminant de faucher mes cultures de narcisses, j’eus la surprise de découvrir à même le sol les restes d’un nid constitué de feuilles et de mousse. J’avais certes observé la présence régulière d’oiseaux indéterminés (passereaux) dans ces massifs, mais je pensais que celle-ci était motivée par la présence de quelques savoureux insectes. Ce nid leur appartenait-il ou était-il plutôt l’œuvre de bergeronnettes ? Je frémis en pensant aux conséquences qu'aurait pu avoir un coup de faux donné plus tôt en saison...

Nid
Lilium henryi fut décrit par Baker en 1888. Son nom est un hommage au professeur Augustine Henry (1859-1930) qui découvrit cette bulbeuse. Elle est native des montagnes du centre de la Chine. Certains auteurs qualifient cette espèce d’«indestructible»… Quoi qu'il en soit, j'estime que la beauté de sa fleur est stupéfiante !

Lilium henryi
Il est toujours difficile de connaître le pedigree d’une obtention horticole. Les lis n’échappent pas à cette règle. Néanmoins, je ne serais pas surpris d’apprendre que Lilium ‘Lady Alice’ soit de près ou de loin lié à Lilium henryi…

Lilium 'Lady Alice'


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