Autour de Florac...
À 01:05 dans la rubrique Toute la vie du jardin
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Sortons un peu du jardin (naturaliste) des bulbes à fleurs.
Lorsque j’étais plus jeune, bien avant de découvrir les tulipes, j’éprouvais une folle passion pour les orchidées. Tout d’abord, je m’intéressais aux épiphytes exotiques : Cattleya, Laelia et autres Phalaenopsis, puis, très vite, aux orchidées bien de chez nous. Ma première découverte « importante » fut un superbe Ophrys insectifera, découvert à quelques pas seulement du centre ville de Gap (05).
Aujourd’hui, je vis à Florac (48)! Ce village, extrêmement attachant, comprend environ 2000 habitants.
Florac
Florac est situé au cœur même (certains diront « au fin fond » !) du Parc National des Cévennes. Or, les Cévennes sont un véritable paradis pour orchidophiles.
Vue sur les Cévennes
Le mois de mai étant particulièrement propice à la chasse aux orchidées, j’ai donc saisi mon appareil photo. Orchidées, me voici !
A peine dehors, j’aperçois, dans un ravin, Listera ovata. Cette orchidée à la floraison modeste est discrète, si discrète qu’un novice n’imaginerait pas une seconde qu’il s’agit d’une orchidée. Très commune en France, elle se reconnaît à ses deux feuilles ovales opposées.
Listera ovata
M’engageant sur un sentier, je croise aussitôt Orchis mascula. C’est une espèce commune qui a su s’adapter à des milieux assez différents (prairies, sous-bois…).
Orchis mascula
Orchis mascula dans une prairie de fauche.
Arrivé à une prairie calcaire ensoleillée surplombant Florac, je découvre quelques exemplaires d’Orchis ustulata. Familièrement, on appelle cette petite plante « orchis brûlé ». A l’exception de la Corse et de la Bretagne, elle est présente partout en France.
Orchis ustulata
Orchis militaris : il est un peu tôt en saison. Parmi les nombreux exemplaires présents, un seul est (à peu près) représentatif. Je reviendrais…
Orchis militaris
Au détour d’un sentier, une douzaine d’Orchis pourpres me surprennent. Ils sont beaux, grands (environ 40 cm), extrêmement impressionnants, et ma foi, si vulnérables… J’espère sincèrement qu’ils ne finiront pas en bouquet !
Orchis purpurea
Au milieu de cette station, un exemplaire attire plus particulièrement mon attention. Pourrait-il être un hybride entre Orchis purpurea et Orchis militaris ? Seul un spécialiste pourrait le préciser.
Orchis purpurea x militaris ?
Quelques pas plus loin, je tombe nez à nez avec quelques Orchis bouffon. Orchis morio, comme on l’appelle scientifiquement, est une plante de taille moyenne. De loin, j’aurai aisément pu le confondre avec Orchis mascula.
Orchis morio
Orchis morio
Ensuite, malgré ma phobie des tiques, nombreuses en cette saison, je décide de pénétrer dans les sous-bois. Ici, ils sont sauvages, inquiétants, et potentiellement dangereux ! Qu’importe !
A chaque fois que je croise une céphalantère à longues feuilles (Cephalanthera longifolia), je me dis qu’il est heureux que cette orchidée à fleurs blanches n’ait jamais rencontré le même succès que le muguet.
Cephalanthera longifolia
Sous l’ombre des arbres, dans la mousse épaisse qui recouvre ce sous-bois exposé au nord, je découvre des milliers d’Orchis mascula. Au pied d’un vieux mur, plusieurs exemplaires semblent attendre que j’utilise mon appareil.
Orchis mascula
Parmi eux, une plante présente des fleurs dont la teinte rose pâle est extraordinaire. Je n’en verrais aucune autre pareille. Serait-elle aussi rare que le loup blanc ? Ma foi, ne sommes nous pas en Lozère…
Orchis mascula à coloration atypique
Orchis mascula à coloration atypique




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